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Espaces verts, végétalisation et agriculture urbaine

Réinstaller la nature au coeur de la cité, même dans une ville aussi dense que Paris, voilà l’objectif. Lieux de rencontre et de lien social, les espaces verts sont aussi nos meilleurs alliés contre le réchauffement climatique et l’érosion de la biodiversité. Petite ceinture, voies sur berges, jardins, végétalisation des pieds d’arbres ou des bâtiments, partout, nous aménageons des corridors de nature et de biodiversité pour la préservation de l’environnement, pour la santé et le bien-être des Parisiens. Et dans ce processus de naturalisation, de « verdissement » de Paris, les projets d’agriculture urbaine tiennent une place particulière.

Des chiffres qui disent notre politique

30 hectares
C’est le nombre d’hectares supplémentaires de parcs et jardins qui auront été ouverts entre 2014 et 2020. Cela comprend 36 nouveaux jardins publics et 11 extensions ...
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C’est le nombre d’hectares supplémentaires de parcs et jardins qui auront été ouverts entre 2014 et 2020. Cela comprend 36 nouveaux jardins publics et 11 extensions d’existants. Pour que ces espaces soient de véritables lieux de vie en commun, nous en avons modifié leur règlement afin d’autoriser les vélos et les rollers, de même que les chiens en laisse lorsqu’il n’y a pas d’aires de jeux. Pour la tranquillité et la santé de tous, nous avons interdit le tabac dans une cinquantaine de sites dont plusieurs tronçons de la Petite ceinture. Sources de fraîcheur au milieu de la chaleur urbaine, tous les étés depuis 2015, ce sont de 4 à 15 jardins qui restent ouverts la nuit.

115 hectares vegetalises
C’est le nombre d’hectares végétalisés sur le bâti. Lors du lancement du programme en 2016, l’objectif était fixé à 100 ha ...
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C’est le nombre d’hectares végétalisés sur le bâti. Lors du lancement du programme en 2016, l’objectif était fixé à 100 ha de murs et toits végétalisés, tant sur les bâtiments municipaux que sur les bâtiments d’autres propriétaires parisiens grâce à l’accompagnement de la Ville. La cible a été atteinte et même dépassée. Cela prouve que, malgré la complexité du sujet et le changement de culture qu’il implique, créer une dynamique vertueuse est possible.

9 hectares
C’est le nombre d’hectares qui auront été repris au béton et au gris, c’est-à-dire débitumés, entre 2014 et 2020. 9 hectares ...
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C’est le nombre d’hectares qui auront été repris au béton et au gris, c’est-à-dire débitumés, entre 2014 et 2020. 9 hectares remis en « pleine terre », notamment sur l’esplanade du château de Vincennes. Sans compter les 2 616 permis de végétaliser délivrés avec 2 243 demandes de kits de végétalisation. Il s’agit de changer notre façon de penser le rapport entre la ville et la nature. Réintroduire le végétal dans la ville n’est pas seulement une nécessité environnementale, c’est une façon de protéger ses habitants en favorisant le rafraîchissement de la ville, en luttant contre la pollution atmosphérique et en facilitant la récupération des eaux pluviales.

30 hectares d’agriculture urbaine
C’est le nombre d’hectares d’agriculture urbaine en 2020 à Paris, soit près du triple de ce qui était disponible en 2014. Avec 237 déjà ...
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C’est le nombre d’hectares d’agriculture urbaine en 2020 à Paris, soit près du triple de ce qui était disponible en 2014. Avec 237 déjà actifs et 243 autres actés et bientôt réalisés, en pleine terre, sur les toitures, sur des murs et des grilles ou même dans des parkings, l’agriculture urbaine se déploie sur tous les types d’espaces disponibles. Nous pensons que l’agriculture urbaine cumule de nombreuses vertus : environnementales (lutte contre la pollution, préservation de la biodiversité, fraicheur…), sociales (lien entre les habitants, insertion et réinsertion, etc.), pédagogiques (éducation à la nature et au partage, apprentissage du « bien manger »), mais aussi économique.

Des Questions ? Des critiques ? Des réponses

Planter 20 000 arbres, ce n’est pas grand chose ?

La Ville a décidé la plantation de 20 000 arbres d’ici 2020. Ce but sera réalisé. Cela peut paraître limité sorti du contexte, mais c’est en réalité très ambitieux puisque cela représente une augmentation de 10 % du nombre d’arbres dans Paris (la ville dispose d’un patrimoine de 200 000 arbres dans les rues, parcs, jardins, écoles et centre sportifs).
En outre, l’effort a été porté sur les écoles où 1 473 arbres fruitiers ont déjà été plantés dans 183 écoles. Avec l’opération « Des arbres dans mon jardin », la Ville aura planté 875 arbres et installé 275 arbres en pot gratuitement afin d’encourager la végétalisation dans les espaces privés. Des potagers et des vergers ont également été installés dans toutes les écoles qui le permettaient, ainsi que dans les crèches.

Promesses faites / Promesses tenues

  • Plus d’espaces verts, grâce à la reconquête de la Petite ceinture

    Anne Hidalgo s’engageait en 2014 à poursuivre la reconquête de la Petite ceinture. Avec 10 nouveaux hectares ouverts sur 8 arrondissements, représentant 5,4 km, le contrat est rempli, et en 2020, ce seront 8 km correspondant à 16 ha d’espaces verts de la Petite couronne qui seront désormais accessibles au public. Zone de respiration, réserve de biodiversité, mi sauvage mi civilisée, la Petite ceinture est devenue une expérience inédite pour tous.

Réaliser et innover

« Rues végétales »

Dans ces rues, le végétal est utilisé à la fois pour lui-même et pour ses vertus (rafraichissement, lutte contre la pollution de l’air…), mais également comme un intermédiaire, comme facteur de lien social entre les habitants d’une part, entre les habitants et l’espace public d’autre part. Il s’agit de rendre l’Espace public aux individus en arrêtant ou en limitant la circulation des voitures au profit des mobilités douces (vélos, trottinettes…) et en instituant les habitants en acteurs directs du changement : concertation en amont pour décider collectivement de l’aménagement de la rue puis implication durable dans la gestion des installations (pots et bacs de plantation en bois, végétalisation des trottoirs et des façades, installation de pavés à jointure en herbe, plantations d’arbre…). Les « Rues végétales » ont pour ambition de créer des rues où l’on vit autant que des rues où l’on passe. D’évidence, le projet a suscité de l’engouement car ce qui devait n’être qu’une expérimentation cantonnée à une seule rue a fait flores et ce sont 13 « Rues végétales » qui auront été construites.

« Parisculteurs »

Sites d’agricultures dans « Réinventer Paris », Fermes pédagogiques, Potagers partagés, Ruches, l’agriculture urbaine se décline en de multiples projets
Dans le vaste projet de végétalisation de Paris, le développement de l’agriculture urbaine est une priorité. Nous l’avons dit, c’est un vecteur de naturalisation, une approche, qui réunit de nombreux bienfaits. Aussi, nous avons multiplié les programmes :
« Parisculteurs », chaque année depuis 3 ans, la Ville désigne des lauréats de projets d’agriculture urbaine et accompagne des propriétaires de fonciers afin qu’ils accueillent ces projets dans leurs jardins, toits, terrasses ou parkings. Les lauréats des trois éditions produiront 1 650 tonnes de fruits, légumes, champignons et aromates, 7 tonnes de poissons, 1,2 million de fleurs coupées et créeront 270 emplois.
5 fermes pédagogiques et une 6e mobile, qui s’installe dans un arrondissement différent chaque mois, ont été mises en place depuis début 2018, gérées directement par la Ville dans ses espaces verts. Elles accueillent des activités des animations de sensibilisation et d’apprentissage pour les enfants des centres de loisirs et des écoles. En outre, la ferme de Paris située dans le bois de Vincennes, héberge un programme de formation à la permaculture qui vise à créer des écosystèmes agricoles efficaces, soutenables et résilients.
Cette multiplication de programmes innovants et souvent collaboratifs change peu à peu les mentalités, le rapport à la place de la nature dans la ville pour le citadin. Comme en matière de déplacements urbains, c’est une révolution des esprits par le développement de nouvelles pratiques à laquelle nous travaillons. Et il s’agit de ne pas s’arrêter en si bon chemin.

Protéger et enrichir la biodiversité

Contre toute attente, par la variété de ses milieux (parcs, cimetières, jardins, mares, canaux, friches, tunnels, etc.) et grâce au petit nombre de prédateurs, Paris est un refuge de biodiversité, au point que certaines espèces rares ou menacées s’y abritent. Le « plan biodiversité 2 » que nous avons mis en oeuvre protège et enrichie cette biodiversité car c’est un impératif de notre avenir collectif. Comment ? En renforçant le réseau de la nature, de l’ensemble des trames nécessaires au développement de la biodiversité, des végétaux, des sols, et de l’eau. En sécurisant les espèces menacées (moineaux, chauves-souris, pollinisateurs sauvages, etc.) en déployant de nombreux nichoirs et hôtels à insectes. Et, si la Ville agit, nous avons également donné les moyens d’agir aux Parisiens car la biodiversité, c’est l’affaire de tous.

Penser les animaux en ville et le bien-être animal

Pour la première fois, la Ville a développé et appliqué une politique en faveur des animaux. Comme la plupart des grandes politiques publiques de cette mandature, celle-ci est le fruit d’une co-construction, tant avec les principaux acteurs du domaine qu’avec les citoyens. Échelonnée sur 18 mois, elle a abouti à 71 préconisations. 170 parcs accessibles aux chiens tenus en laisse, des espaces de liberté pour les chiens (sans laisse) ouverts dans le bois de Boulogne pour une surface totale de 4 ha (le nombre d’espaces canins, 10 actuellement, va continuer de croître dans les prochains mois), nichoirs à moineaux offerts par la Ville aux Parisiens qui le souhaitent, déploiement de pigeonniers pour réguler les naissances, autant de mesures qui prennent en compte les animaux dans l’espace de la ville et qui, ainsi, reconnaissent leur place. Enfin, nous nous sommes résolument engagés pour la fin des spectacles présentant des animaux sauvages dans les cirques et nous accompagnerons les circassiens dans la transition et les associations gérant les refuges animaliers pour l’accueil de ces animaux sauvages.