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Mobilités partagées (Vélib’, Autolib’ et Trottinettes)

Pour préserver la santé des Parisiens et pour rééquilibrer le partage de l’espace public, la mairie de Paris favorise les modes de déplacements alternatifs à la voiture individuelle. En complément des pistes cyclables et des transports en commun qui continuent d’être développés, les mobilités partagées sont un des fers de lance de cette évolution. Leurs mises en service sont complexes et passent par des technologies (géolocalisation, batteries électriques…) qui ne cessent de progresser, posant sans cesse de nouvelles questions. Vélib’, Autolib’ et véhicules en flotte libre comme les Trottinettes ont, chacun à leur façon, rencontré des succès et des difficultés.

Des chiffres qui disent notre politique

175 000 courses de Velib’
C’est le nombre de courses Vélib’ effectuées le 16 septembre dernier et c’est le record d’utilisation sur une seule journée ...
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C’est le nombre de courses Vélib’ effectuées le 16 septembre dernier et c’est le record d’utilisation sur une seule journée depuis la création de Vélib’ en 2007. En augmentation permanente depuis le lancement du nouveau Vélib, avec plus de 255 000 abonnements, nous serons bientôt de retour au même niveau qu’à la fin de Vélib’1 à 300 000 abonnés. L’amélioration progressive du service, son extension à la métropole coordonnée à l’ouverture des centaines de km de nouvelles pistes cyclables sécurisées, en particulier le Réseau Express Vélos sur les grands axes parisiens, ont permis d’asseoir la culture vélo. C’est un exemple de politique publique ambitieuse qui a su s’appuyer sur un outil innovant pour changer peu à peu les mentalités par la pratique.

300 millions d’euros
C’est le montant, en millions d’€, des pertes que l’opérateur d’Autolib’, une filiale du groupe Bolloré, a tenté de faire absorber ...
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C’est le montant, en millions d’€, des pertes que l’opérateur d’Autolib’, une filiale du groupe Bolloré, a tenté de faire absorber par les finances de la Ville. Le contrat initial d’Autolib prévoyait que l’opérateur s’engage à ce que le service soit rentable, or ce dernier a manqué de vigilance lorsque le service a été concurrencé puis dépassé par le succès fulgurant des VTC. Malgré les pressions, nous avons refusé tout accord estimant que ce n’était pas aux Parisiens d’assumer les dettes d’une entreprise qui n’a pas su faire évoluer son service.

Des Questions ? Des critiques ? Des réponses

La fin d’Autolib’ a marqué la fin de la voiture partagée à Paris ?

Définitivement, non. La fin d’Autolib’ n’a marqué ni la fin de la voiture partagée à Paris, ni la fin de la voiture électrique, au contraire. Deux systèmes complémentaires cohabitent aujourd’hui : l’autopartage en boucle « Mobilib’ » (on prend et rapporte le véhicule au même endroit – 4 opérateurs proposent des offres plutôt destinées aux besoins de véhicule pour une demi-journée ou une journée et comprenant des véhicules utilitaires – 1 213 places de stationnement disponibles dont 700 électriques) ; l’autopartage en « flotte libre » (environ 1 500 véhicules électriques que l’on prend et laisse sur n’importe quelle place – 3 opérateurs pour des besoins de trajets d’un point A à un point B).
En comptant les points de recharge pour deux roues motorisés, 1 700 points de recharge pour véhicules électriques sont disponibles et 1 000 de plus d’ici un an. Des études ont montré qu’un véhicule en autopartage « en boucle » remplace 7 véhicules individuels et libère 6 places de stationnement. Il s’agit donc de poursuivre la construction d’une offre de mobilités partagées diversifiée afin de continuer la transformation des comportements.

Promesses faites / Promesses tenues

  • Le développement des mobilités partagées : Vélib’, Autolib’ et Trottinettes

    La promesse d’Anne Hidalgo en 2014 était de développer les mobilités douces. Vélib Métropole s’étend aujourd’hui sur plus de 60 communes de la métropole, 101 villes franciliennes au total. Avec ses 1 400 stations, ce service public est le plus grand réseau de vélos mécaniques et électriques au monde. Parallèlement, le recul historique de 17% de la circulation motorisée à Paris entre 2014 et 2018 est le signe de l’avènement de l’alternative douce.

Réaliser et innover

Vélib’, mécanique ou électrique, on a le choix

Avec le nouveau Vélib’, les habitants du Grand Paris ont le choix : pédaler seul ou avec une assistance électrique. En effet, la mise en place de vélos électriques à grande échelle, qui a nécessité d’électrifier l’ensemble des stations, était programmée dans l’appel d’offre de la 2e génération de Vélib’. Sur les 16 000 Vélib’ actuellement en circulation (20 00 sont prévus à terme), environ 7 000 sont électriques. L’objectif de 50 % de Vélib’ mécaniques et 50 % de Vélib’ électriques sera bientôt atteint.

Trottinettes : le difficile chemin de la régulation

À partir de l’été 2018, des opérateurs privés ont déployé des trottinettes en flotte libre dans l’espace public. Leur diffusion exponentielle et spontanée, voire anarchique (jusqu’à 12 opérateurs !), cumulée avec des conduites d’utilisateurs dangereuses et un encombrement fréquent des trottoirs, ont poussé la Ville à poser des règles. Mais pour agir en étant légalement sécurisé, nous avions besoin d’une loi qui comblerait le vide juridique existant. Malgré nos multiples interpellations, des tribunes de presse jusqu’aux lettres de la Maire de Paris adressées au Premier ministre, le Gouvernement n’a cessé de repousser l’examen de la loi en question (loi LOM), qui devrait finalement être votée fin novembre 2019. Devant le risque pour les piétons, nous n’avons pas attendu le Gouvernement et nous avons instauré de nombreuses mesures fortes depuis le début 2019 : interdiction de circuler sur le trottoir sous peine d’amende (135 €), interdiction du stationnement gênant sur le trottoir (35 €) avec enlèvement en fourrière (en 6 mois plus de 1 000 amendes et 600 mises en fourrière, signature d’une charte des bonnes pratiques avec l’ensemble des opérateurs pour sanctuariser les trottoirs et garantir la protection du cheminement des piétons.
Dès lors que la loi LOM sera votée, nous permettant de délivrer des titres d’occupation du domaine public, la Ville va lancer un appel d’offre dont l’objectif sera d’achever la régulation du secteur. Il restreindra à 3 le nombre d’opérateurs (autour de 15 000) et intègrera des critères de sécurité et de respect de l’environnement aux offres proposées aux Parisiens (fourniture d’équipements durables et recyclables, en particulier les batteries). Par ailleurs, la Ville sera vigilante à la forme et à la stabilité contractuelle des emplois que ces opérateurs créerons car nous refusons l’ubérisation du travail.