Retour

Rayonnement mondial et Action internationale

Les villes ne sont pas, par nature, des acteurs internationaux. Pourtant, en étant en première ligne sur nombre de défis contemporains (protection de l’environnement, transports, migrations…), elles le sont devenues. Anne Hidalgoa impulsé une dynamique inédite de coopération et d’alliance entre les grandes métropoles mondiales.Forte de sa politique en faveur de l’environnement, de sa défense constante des Droits humains et de ses programmes de solidarité, au moment même de l’essor de la diplomatie des villes, Paris est à l’avant-garde de l’action des villes sur la scène internationale.

Des chiffres qui disent notre politique

1 000 maires
C’est le nombre de maires de tous les continents réunis à Paris autour d’Anne Hidalgo en décembre 2015 pour la défense de ...
Lire

C’est le nombre de maires de tous les continents réunis à Paris autour d’Anne Hidalgo en décembre 2015 pour la défense de l’environnement. Un évènement d’une ampleur sans précédent dans la diplomatie des villes qui s’inscrit dans une série de rendez-vous internationaux qui ont contribué à la prise de conscience de l’urgence climatique et à l’adoption de l’Accord de Paris. Le leadership de Paris sur le front de l’écologie a conduit à l’élection d’Anne Hidalgo à la tête du C40, devenant la première femme élue à la présidence du plus grand réseau mondial des villes engagées dans la sauvegarde de l’environnement (94 villes représentant 600 millions d’habitants et 25 % du PIB mondial et plus des 2/3 des émissions de gaz à effet de serre). La présidence d’Anne Hidalgo a permis d’installer Paris comme capitale mondiale de la lutte pour la protection de l’environnement et accru son rayonnement au-delà de la seule question climatique. Des programmes ont ainsi pu être initiés tels que « Reinventing cities » (rénovation urbaine inspirées de « Réinventer Paris »), « Women4climate » (promotion du rôle des femmes dans la lutte contre le changement climatique) ou « justice4climat » (mise en place d’un groupe de juristes de haut niveau pour aider les villes entreprenant des poursuites contre l’inaction des autorités).

6,5 millions d’euros
C’est la somme investie chaque année par Paris dans l’aide au développement au travers des outils de financement solidaire tels que ...
Lire

C’est la somme investie chaque année par Paris dans l’aide au développement au travers des outils de financement solidaire tels que les « 1% eau », « 1% déchets » et « 1% énergie » (ce dernier instauré en 2017) qui consistent à prélever 1 % des ressources de ces secteurs pour financer des actions de solidarité internationale. Paris investit près de 2 millions d’€ par an dans des programmes de santé et particulièrement en matière de lutte contre le VIH-Sida, dans le prolongement de son action sur le territoire parisien. La solidarité internationale ne va jamais de soi, c’est toujours un choix politique et c’est le choix fait depuis 2014. Par l’ampleur de ses financements et de son dynamisme, Paris est la première ville au monde dans le champ de la solidarité internationale et d’aide au développement.

Des Questions ? Des critiques ? Des réponses

Nommer des citoyens d’honneur, cela ne sert à rien ?

Parce que Paris a une histoire (ville révolutionnaire, ville de la Déclaration des Droits de l’homme, etc.), la voix de Paris est attendue et entendue. Une partie de sa diplomatie repose concrètement sur sa voix et l’octroi de la Citoyenneté d’honneur est un outil de poids qui renforce les mobilisations auxquelles elle participe. Qu’il s’agisse d’attirer l’attention sur des individus persécutés ou emprisonnés par des régimes autoritaires, ou de célébrer les travaux d’intellectuels précurseurs, Paris entend défendre celles et ceux qui se battent pour l’intérêt général. La pakistanaise Asia Bibi, victime de persécutions religieuses, l’ex-président brésilien Lula et le cinéaste ukrainien Oleg Sentsov, ont tous trois été libérés après avoir été faits Citoyens d’Honneur par le Conseil de Paris durant l’année 2019.

Promesses faites / Promesses tenues

  • Des actions d’ampleur internationale

    La candidate Anne Hidalgo souhaitait, en 2014, que Paris ne détourne pas les yeux des malheurs du monde. La vaste politique d’accueil des personnes réfugiées (alors que ce n’est pas une compétence de la Ville mais de l’État – voir la fiche bilan « Réfugiés » pour en savoir plus), le soutien constant aux associations en pointe sur l’aide aux migrants comme l’Aquarius et SOS Méditerranée, ou l’attribution d’aides financières d’urgence à hauteur de 2 millions d’€ pour les crises humanitaires, notamment aux victimes du conflit syrien, témoignent que la promesse a été tenue.

Réaliser et innover

Annulation du permis de polluer, une double victoire européenne

En 2015, quelques semaines à peine après le scandale des vrais chiffres de la pollution produite par les moteurs diesels, la commission européenne avait fixé un seuil légal d’émission des gaz à effet de serre très favorable aux constructeurs d’automobiles. Paris, avec Madrid et Bruxelles, avaient alors entrepris une action en justice pour contester ces véritables « permis de polluer ». L’initiative avait été moquée par beaucoup de commentateurs, mais le Tribunal de l’Union européenne a donné raison aux Villes. C’est une victoire importante pour la protection de l’environnement car la Commission a dû revoir à la baisse les normes qu’elle avait établies. C’est aussi une avancée inédite du droit européen. Parce qu’elles défendaient la santé de leurs habitants, pour la première fois les Villes ont été reconnues légitimes à déposer des recours contre les décisions de la Commission européenne. C’est une évolution majeure du droit européen et du rôle des villes sur la scène internationale. C’est aussi une décision fondatrice de la justice climatique.

La mémoire, un enjeu pour tous, un enjeu mondial

Les grandes tragédies dépassent les cadres nationaux. Les diasporas, quelles qu’elles soient et d’où qu’elles viennent, emportent la mémoire de ces drames avec elles. Leur accueil, mais aussi le respect des Droits humains et l’empathie la plus élémentaire nous imposent de participer à ce travail de mémoire. Après l’ouverture du Jardin de la mémoire du génocide des Tutsis au Rwanda, Paris est la seule ville au monde à avoir construit un monument (une stèle) à la mémoire des victimes des Khmers rouges. Et faut-il rappeler que si Paris s’autorise ces actions commémoratives de drames étrangers, c’est parce qu’elle sait commémorer les siens ? En 2019, une stèle à la mémoire des Algériens victimes de la sanglante répression policière du 17 octobre 1961 a été inaugurée sur le pont Saint-Michel.