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Réfugiés

Parce que les terreurs du monde sont légion, l’arrivée de réfugiés à Paris ne cessera pas demain. Face à la crise migratoire, la Ville avait donc le choix entre rester prostrée dans la crainte ou se retrousser les manches. Sous cette mandature, Mairie et Parisiens ont fait le choix de l’action avec un mot d’ordre : Paris Ville Refuge.C’est à la fois une réalité car beaucoup a été fait, un objectif puisque tant reste à accomplir et une constance cardinale : Paris demeurera une ville refuge.

Des chiffres qui disent notre politique

4 000 places d’hebergement
C’est le nombre de places d’hébergement qui sont destinées aux personnes réfugiées. Cela représente 17 % des places d’hé...
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C’est le nombre de places d’hébergement qui sont destinées aux personnes réfugiées. Cela représente 17 % des places d’hébergement d’urgence de la Ville. Pour rappel, Paris dispose de 23 000 places d’hébergement tout public confondu, 7 000 se trouvent dans le domaine municipal ou directement financées par la Ville.

18 engagements transversaux
C’est le nombre d’engagements transversaux que comporte le « Plan de mobilisation de la communauté de Paris pour l’Accueil et l’intégration ...
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C’est le nombre d’engagements transversaux que comporte le « Plan de mobilisation de la communauté de Paris pour l’Accueil et l’intégration des réfugiés ». Lancé dès octobre 2015 et toujours actif, il a été passé entre Paris, la préfecture de Paris, la Région IDF et une centaine d’acteurs publics, associatifs et entrepreneuriaux. Ces 18 engagements constituent la stratégie globale de la Ville : mise à disposition de terrains appartenant à Paris pour que l’État ouvre de nouvelles places d’hébergement (ex : le site du centre humanitaire d’Ivry pour les femmes et familles avec enfants) ; aide, tant financière que logistique, aux partenaires (le Samu social de Paris, Emmaüs Solidarité, l’Armée du Salut, France Terre d’Asile, etc.) ; encouragement à la mobilisation citoyenne (création de la « Fabrique de la solidarité »), etc.

2 200 mineurs et jeunes majeurs
C’est le nombre de mineurs et de jeunes majeurs pris en charge par la Ville. Ils sont pris en charge par l’Aide sociale à ...
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C’est le nombre de mineurs et de jeunes majeurs pris en charge par la Ville. Ils sont pris en charge par l’Aide sociale à l’enfance avec le même soin que tous les autres enfants pris en charge par la protection de l’enfance. Aujourd’hui, ces 2 200 jeunes représentent 40 % du public confié à l’aide sociale à l’enfance de Paris. De même, le dispositif d’évaluation des jeunes, confié à la Croix Rouge, a été profondément réformé car il a dû passer de 1 500 jeunes se présentant pour être évalués en 2015 à 7 500 en 2019. La Ville a répondu à toutes les recommandations du Défenseur des Droits et a notamment accru les moyens dédiés (32 nouveaux postes) et a posé le principe de l’abri systématique de tous les jeunes qui se présentent le temps de leur évaluation.

Des Questions ? Des critiques ? Des réponses

Réfugiés, la Ville en fait trop ? Réfugiés, la Ville n’en fait pas assez ?

L’accueil des réfugiés est une compétence de l’État, légalement la municipalité n’est tenue à rien. Pourtant, ces dernières années, par tradition humaniste, par volonté politique, par simple refus de l’indignité qu’il y aurait eu à rester les bras ballants devant les malheurs que rencontrent ces femmes, ces hommes et ces enfants, Paris s’est engagée au mieux de ses moyens dans l’aide aux personnes réfugiées. Dire que la Ville en fait trop serait aberrant. Dire que la Ville ne fait rien serait injuste.

Promesses faites / Promesses tenues

  • Prise en charge de l’accueil et de l’intégration des personnes réfugiées

    Dès 2014, Anne Hidalgo écrivait : « Ma vision de la ville-monde est celle d’une métropole où les migrants sont vus avant tout comme une chance. ». C’est en 2015 que la crise migratoire s’est transformée en une situation d’urgence humanitaire sans précédent à Paris et en Île-de-France. Si la Ville a pris plus qu’à son tour la charge de l’accueil et de l’intégration des personnes réfugiées, c’est par cohérence avec cette conviction.

Réaliser et innover

Quatre lieux emblématiques pour l’accueil et l’intégration des personnes réfugiées

Pour aider ces personnes qui ont traversé beaucoup d’obstacles avant d’arriver à Paris, il faut des lieux. Quatre sont particulièrement emblématiques car ils incarnent la progression dans le temps de notre action et la persistance de notre volontarisme : le centre Premier accueil humanitaire de la Porte de la Chapelle (ouvert par la Ville mais fermé par l’État qui n’a pas voulu prendre le relai, a hébergé et orienté 25 000 personnes migrantes entre novembre 2016 et mai 2018) ; le site du centre humanitaire d’Ivry pour les Femmes et les familles qui a accueilli plus de 4 000 personnes dont 1 600 mineurs ; la Halte humanitaire de jour de la Chapelle (créée et financée par la Ville, gérée par L’armée du Salut, a pris partiellement la suite du centre premier accueil en recueillant de 600 à 800 personnes par jour) ; la Maison des réfugiés (ouverte en juin dernier et provisoirement située dans le 14e avant de s’installer définitivement dans le 19e, sa mission est d’informer et d’orienter les personnes réfugiées vers tous les dispositifs et les opportunités favorisant leur intégration – logement, apprentissage du français, emploi – mais aussi d’être un lieu d’activités socio-culturelles car elle a été pensée avant tout comme la maison des liens entre nouveaux et anciens Parisiens). Ces lieux sont souvent dirigés par des associations (Samu social de Paris, Emmaüs, etc.) disposant d’une expertise incontestée en matière de prise en charge et qui constituent un tissu d’acteurs sans lequel il serait impossible d’offrir une réponse à la hauteur du niveau actuel.
Enfin, il faut préciser qu’en plus des lieux fixes d’accueil, des maraudes régulières sont assurées sur les principaux campements de réfugiés, notamment celle de France Terre d’Asile, financée par la Ville, et qui travaille en étroite collaboration avec la maraude « UASA » (Unité d’Assistance aux sans-abri) de la Ville. Si elles sont menées par des professionnels, elles accueillent aussi des bénévoles qui souhaitent consacrer une partie de leur temps à la solidarité avec les réfugiés.