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Transport, voirie et espace public

Le réaménagement des voies et moyens de transport à Paris a été un des principaux chantiers de la mandature. Protection de l’environnement et de la santé des Parisiennes et des Parisiens, réappropriation de l’espace public pour remettre les personnes au centre de la Ville, tout en poursuivant l’objectif de faciliter les déplacements, notre ambition était explicite : changer la façon de penser les transports pour changer la façon de se déplacer à Paris afin que la transition écologique devienne une réalité.

Des chiffres qui disent notre politique

550 millions d’euros
C’est le montant de l’investissement que la Ville a consacré aux nouveaux projets de transports collectifs durant la mandature. Paris participe à hauteur de 30 % ...
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C’est le montant de l’investissement que la Ville a consacré aux nouveaux projets de transports collectifs durant la mandature. Paris participe à hauteur de 30 % du financement des Collectivités pour le fonctionnement des transports au niveau régional, soit au total 2,28 milliards d’€ versés en six ans. Des infrastructures de taille ont vu le jour avec la mise en service et le prolongement du tramway T3 ou l’ouverture de la gare Rosa Parks qui désenclave le nord des 18e et 19e. Pour la première fois depuis 50 ans, le réseau de bus a été entièrement restructuré. Après un travail en amont très approfondi, l’intégralité des 50 lignes de bus ont été modifiées. Nouvelles dessertes, renforcement de l’offre (en particulier dans les arrondissements périphériques), liaisons plus nombreuses, au total ce sont 5 nouvelles lignes qui ont été mises en place, plus de 4 000 points d’arrêt qui ont été modifiés et 200 qui ont été créés.

0 euro
C’est le prix des transports en commun pour les séniors (sous condition de ressources), les personnes handicapées jusqu’à 20 ans, tous les jeunes ...
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C’est le prix des transports en commun pour les séniors (sous condition de ressources), les personnes handicapées jusqu’à 20 ans, tous les jeunes jusqu’à 11 ans, 50% de réduction pour les collégiens et les lycéens, et l’abonnement Vélib’ est intégralement financé par la Ville pour les 14-18 ans.

17 %
C’est la baisse de la circulation motorisée à Paris entre 2014 et 2018… et, sur la même période, on enregistre 15% de baisse des niveaux ...
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C’est la baisse de la circulation motorisée à Paris entre 2014 et 2018… et, sur la même période, on enregistre 15% de baisse des niveaux de dioxyde d’Azote à proximité du trafic routier. La mise en place à Paris d’une Zone à Faibles Émissions (ZFE) qui n’autorise progressivement la circulation que des véhicules les moins polluants (vignettes Crit’Air 5 puis 4) est une des principales mesures qui ont permis d’obtenir ce résultat.

10 000 places
c’est le nombre de places pour les véhicules deux roues motorisés qui auront été créées d’ici 2020. En mettant fin à la ...
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c’est le nombre de places pour les véhicules deux roues motorisés qui auront été créées d’ici 2020. En mettant fin à la tradition de tolérance du stationnement anarchique des motos et scooters sur les trottoirs afin de sécuriser la circulation des piétons, il fallait accroitre le quota de places pour les deux roues motorisés sur la voirie. C’est ce qui a été fait avec un accroissement de 25% en 6 ans. Sans compter les 133 000 places de stationnement voitures qui ont été rendues accessibles toujours gratuitement aux deux roues motorisés. En outre, pour les voitures, le système du stationnement payant a été transféré à la Ville et largement réformé. Les résultats n’ont pas tardé puisque l’augmentation des contrôles associés à une simplification du paiement pour les usagers (paiement à distance) a permis de faire reculer la fraude, de doubler le paiement spontané et de passer le taux de places libres de 4 à 12% en 18 mois. Il est plus facile de trouver une place aujourd’hui dans Paris.

Des Questions ? Des critiques ? Des réponses

Les objectifs du vélo à Paris ne sont pas atteints ?

Numériquement, c’est vrai. L’ambition était de doubler la surface de pistes cyclables à Paris de 700 km à 1 400 km, or nous sommes à 1 000 km aujourd’hui (soit + 43%). Les difficultés techniques, les nombreux freins de la Préfecture de police pour les aménagements et la volonté de prendre le temps de la concertation avec les habitants des quartiers concernés et les associations l’expliquent. Cependant, les études de plusieurs nouveaux projets sont d’ores et déjà lancées et de nombreux aménagements complémentaires pourront voir le jour dès 2020.
Mais, sur le fond, c’est faux. Le véritable objectif était autre qu’une simple politique du chiffre. L’objectif était de changer les mentalités, de bouleverser la culture de la voiture et d’amener les Parisiens à préférer le vélo. Pour cela nous avons choisi de réaliser des aménagements sécurisés et de qualité comme le Réseau Express Vélo (double voies de circulation séparées et protégées des voies de véhicules motorisés). Cela, c’est réussi. Les 150 millions d’€ investis l’ont été à bon escient. Priorité à la construction de pistes sur les grands axes – nord-sud : de Châtelet à Aubervilliers ; est-ouest : du bois de Vincennes au bois de Boulogne – et de places de stationnement – 15 000 places de vélos –, aides aux particuliers pour l’achat de vélos électriques – 30 000 aides versées –, subventions aux associations – vélo-écoles, ateliers réparation, bourses aux vélos, prévention routière –, etc. La culture vélo est une réalité. En un an, sur l’ensemble des points de comptages de la Ville, la pratique du vélo a augmenté de 54% en moyenne. Sur la seule piste du boulevard Voltaire, c’est +125% et, depuis 2015, +220% rue de Lafayette.

Promesses faites / Promesses tenues

  • Rééquilibrer les mobilités d’hier et celles d’aujourd’hui

    L’un des axes majeurs du programme de 2014 était de rééquilibrer la part de véhicules motorisés et celle de piétons, entre les mobilités d’hier et celles d’aujourd’hui, entre le béton et le végétal, entre l’extrême densité et la nécessité d’aérer. Aujourd’hui, la moitié de la voirie parisienne est maintenant en zone 30 km/h car en limitant la vitesse et le volume du trafic motorisé, la cohabitation entre les différents usages est possible, on peut dorénavant rejoindre la Concorde depuis République en seulement 14 minutes en vélo, par des voies cyclables sécurisées. De même, sur la nouvelle place de la Bastille, c’est 50 % de l’espace qui est réservé aux piétons et aux mobilités douces.

Réaliser et innover

Le plan piéton

Avec 60 % des déplacements intramuros, la marche à pied est le premier mode de déplacement à Paris. Pourtant, aucune rationalisation des déplacements piétons n’avait jusqu’alors été orchestrée. C’est l’objet de la « Stratégie Paris Piéton » votée en janvier 2017 après des mois de concertation constructive. Organiser l’espace public à partir du point de vue des piétons et faciliter leur cheminement dans toute la ville, voilà la ligne conductrice de ce plan.
De nombreux chantiers ont été entrepris et réalisés : 224 rues ont été entièrement piétonnisées ; 150 rues ont vu leurs trottoirs élargis, redonnant plus de 10 hectares de surface aux piétons ; 80 nouvelles zones de rencontre, c’est-à-dire des zones où les piétons sont prioritaires et la vitesse limitée à 20km/h ; 14 « Rues aux enfants » ont été piétonnisées et transformées en espaces de jeu ; 5 000 passages piétons ont été rénovés et la suppression des places de stationnement situées en amont des feux de circulation en a considérablement accru la visibilité et donc la sécurité.