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Urbanisme & travaux

Le projet était simple mais vaste : métamorphoser la ville. L’embellir encore et l’emmener dans la transition écologique. Éloigner les voitures pour rendre Paris aux piétons et à la nature. Construction de pistes cyclables, redéfinition des grandes places, refonte des portes de Paris, reconquête de l’espace, végétalisation, piétonisation, etc. Un nouvel urbanisme pour une restauration écologique. Les idées n’ont pas manqué. Les travaux qui en découlent, pour pénibles qu’ils soient, ne sont qu’un phénomène transitoire car ils sont le signe de cette mue.

Des chiffres qui disent notre politique

4 grands espaces
C’est le nombre de grands espaces dont la reconquête est actée et lancée. Les 4,5 km des berges rive droite, véritable ...
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C’est le nombre de grands espaces dont la reconquête est actée et lancée. Les 4,5 km des berges rive droite, véritable autoroute urbaine, ont été piétonnisés et constituent aujourd’hui, avec les berges rive gauche, le parc « Rives de Seine », aire livrée aux familles et aux mobilités douces (vélo, trottinette, rollers…). La Petite ceinture ferroviaire, laissée en jachère depuis 1934, est aujourd’hui un corridor de nature et de biodiversité dont plus de 10 hectares ont été offerts aux Parisiens. La Tour Eiffel, enclave quasi exclusive du tourisme dans Paris, sera un lieu de vie et de rencontre une fois le projet mené à son terme : un grand jardin enjambant la Seine (le plus grand de Pa-ris), depuis le Trocadéro jusqu’à l’École militaire, alliera la mise en valeur de la Tour Eiffel et des quais, eux-aussi, piétonnisés, rive droite et rive gauche. Le quartier Montparnasse va passer d’un urbanisme de dalle à un urbanisme de rue, c’est-à-dire qu’il va revenir à hauteur d’hommes en quelque sorte, avec le prolongement de la rue de Rennes jusqu’à la gare, la plantation d’une forêt urbaine et l’installation de commerces qui donneront directement sur l’espace public (à la différence du centre commercial actuel).

25 000 m2
C’est le nombre de m2 de chaussées transformés en trottoirs, pistes cyclables et aires piétonnes sur les 7 places réaménagé...
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C’est le nombre de m2 de chaussées transformés en trottoirs, pistes cyclables et aires piétonnes sur les 7 places réaménagées. 15 000 m2 de surfaces végétalisées et 5 000 m2 de sur7%, c’est la part des chantiers dont la Mairie est responsable. Contrairement aux idées reçues, la Ville ne gère directement qu’une très faible part des travaux à Paris. 57% sont des chantiers du secteur privé, construction ou rénovation d’immeubles, et 36% sont le fait des opérateurs de réseaux (électricité, gaz, eau de Paris, chauffage, climatisation, RATP, télécommunications, etc.).
faces « débitumées ». De quoi redessiner la ville.

7% des chantiers
C’est la part des chantiers dont la Mairie est responsable. Contrairement aux idées reçues, la Ville ne gère directement qu’une ...
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C’est la part des chantiers dont la Mairie est responsable. Contrairement aux idées reçues, la Ville ne gère directement qu’une très faible part des travaux à Paris. 57% sont des chantiers du secteur privé, construction ou rénovation d’immeubles, et 36% sont le fait des opérateurs de réseaux (électricité, gaz, eau de Paris, chauffage, climatisation, RATP, télécommunications, etc.).

Des Questions ? Des critiques ? Des réponses

Y a-t-il trop de travaux à Paris ?

Il ne s’agit pas de le nier : il y a une surabondance de travaux dans Paris. Si la part relevant de la Mairie demeure minime en proportion (7%), elle a concerné des sites stratégiques, tant de la circulation automobile que de la vie des Parisiens. Ainsi, le sentiment de congestion qui a pu être ressenti résulte de la conjonction temporaire de deux aménagements structurels importants.
D’une part, la création de centaines de km de pistes cyclables, en particulier sur des axes principaux de circulation (ex : rue de Rivoli) et, d’autre part, la redéfinition complète de sept des grandes places de Paris. Les pistes cyclables vont continuer d’être déployées dans la ville car l’objectif n’est pas encore atteint, mais ce ne sera plus avec le même degré de perturbation puisque l’aménagement des grands axes est majoritairement terminé. Quant aux réaménagements des grandes places, plusieurs sont déjà clos et ils seront achevés dans les mois à venir (seuls les travaux de l’accès au quai de l’Arsenal sur la Place de la Bastille vont durer jusqu’au printemps).
De façon générale, conduire des travaux d’ampleur dans une ville aussi dense que Paris et dans laquelle les évènements et manifestations culturels, festifs ou sociaux, sont très fréquents, est difficile. En outre, la tâche a été encore compliquée pendant l’année 2018-2019. En effet, le calendrier des travaux a été singulièrement perturbé par la mobilisation hebdomadaire des « Gilets jaunes », ou plutôt par les mesures d’adaptation aux violences commises lors des défilés par de petits groupes indépendants. Chaque semaine, les vendredis, veille des manifestations, les chantiers devaient être arrêtés afin de retirer les engins et matériaux de l’espace public (tout ce qui pouvait servir de projectiles) et les lundis étaient consacrés à tout réinstaller…
Devant le nombre pléthorique de chantiers (6 079 chan-tiers en cours en novembre 2019), nous avons mis à disposition une carte de tous les travaux, consultable arrondissement par arrondissement, en ligne et mise à jour quotidiennement. De même, chaque chantier étant référencé, les Parisiens ont la possibilité de signaler tout problème (retard de travaux non prévu, horaires non respectés, détritus anormaux) via l’application mobile « Dans ma rue ».

Promesses faites / Promesses tenues

  • Des travaux pour embellir les grandes places parisiennes

    « Je lancerai un grand plan d’embellissement des grandes places parisiennes (…) avec une priorité donnée à la nature, aux mobilités douces et aux piétons » Bastille, Nation, Gambetta, Italie, Panthéon, Madeleine et place des Fêtes, ont été repensées, avec un objectif : humaniser l’espace public. Cela signifie transformer ces places, qui étaient principalement des lieux de passage, des carrefours de transports, en lieux de vie et de respiration.

Réaliser et innover

Constructions publiques

L’urbanisme à Paris, du fait du patrimoine de la Ville, c’est aussi l’entretien et la construction d’équipements (crèches, écoles, piscines, bibliothèques, gymnases, etc.) et de monuments historiques. 120 opérations de création, rénovation ou réhabilitation ont été conduites depuis 2014. Toutes ont été menées avec l’ambition de faire des bâtiments plus vertueux, c’est-à-dire avec une meilleure qualité d’usage et d’accessibilité, plus robustes, réduisant l’empreinte carbone tant par la baisse de la consommation énergétique que par l’autoproduction énergétique. Inventer de nouvelles façons de concevoir et de construire a permis de faire mieux pour un coût financier et écologique moindre (jusqu’à moins 30% sur les coûts de construction unitaires pour les équipements classiques comme les crèches et les écoles). Sortir du tout béton et favoriser le réemploi, l’économie circulaire et les matériaux biosourcés (bois, paille, chanvre, etc.) ; favoriser la transformation plutôt que la démolition-reconstruction ; penser la mutualisation des équipements et leur réversibilité dès leur conception, voilà les principes qui ont guidé notre action en matière de constructions publiques.

Respecter Paris, c’est innover encore et encore

La mutation de Paris n’est pas terminée. Les projets d’aménagement urbains en cours de réalisation vont poursuivre ce rééquilibrage de l’espace au profit des habitants et de la nature. Ainsi en est-il du réaménagement, disons plutôt de la refonte totale, de plusieurs portes de Paris, certaines déjà terminées comme celle des Lilas, d’autres à venir telles les portes de Montreuil et Maillot. Toutes deux ont un rôle essentiel dans l’accès à Paris et offrent à la fois de grands volumes aux vastes potentiels et des enchevêtrements routiers qu’il faut remodeler tant ils semblent d’un autre temps. Ouvrir ces portes pour en faire des lieux de connexion métropolitaine, y implanter des espaces verts et des forêts urbaines, comme dans les grandes places, en faire des lieux de vie.
En parallèle de ces évolutions de sites monumentaux et structurels, les appels à projet d’urbanisme de « Réinventer Paris » (et ses déclinaisons), plus localisés, avec pour credo la créativité au service de la mixité des fonctions (culture, habitation, commerces, etc.), mobilisant des concepteurs, des bâtisseurs et des investisseurs du monde entier, vont continuer de remodeler Paris, touche après touche. Depuis 2014, la métamorphose d’une centaine de sites a été lancée grâce aux différents appels à projet innovants. Dernier exemple en date, voté au Conseil de Paris de novembre 2019, le réaménagement de l’hôtel de Fourcy, sur la place des Vosges. Il accueillera une résidence de 13 logements sociaux et un gite urbain gérés par l’association de lutte contre le mal logement « Habitat et Humanisme » et « L’institut des futurs souhaitables ». Actuellement sont en chantier des projets qui n’auraient jamais pu exister sans “Réinventer Paris”: la Ferme du Rail dans le 19e arrondissement qui mêle habitat, insertion et agriculture urbaine ; l’immeuble Morland qui créé du logement social et un toit-terrasse accessible à tous dans le 4e arrondissement ; les Bains-Douche Castagnary, immeuble de colocation étudiante entièrement en bois dans le 15e arrondissement.