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Comment Paris a-t-elle maintenu une ville propre pendant le confinement ?

Covid-19, Propreté, Ville — 10 juin 2020

Le sujet de la propreté de la ville de Paris est double. En effet, les attentes des parisiennes et des parisiens lorsqu’ils sortaient de leur domicile pour réaliser leur achat de première nécessité étaient fortes, tandis que les employés de la direction de la Propreté et de l'Eau de la mairie de Paris étaient, eux aussi invités à rester confinés chez eux. Retour sur le fonctionnement du service entre le 13 mars et le 11 mai.

Comment Paris a-t-elle été nettoyée pendant le confinement lié à la crise sanitaire ?

Pendant le confinement, la direction de la Propreté et de l’Eau a mis en œuvre son plan de continuité d’activité, adaptant ses interventions pour remplir ses missions essentielles et assurer la protection de ses agents. La collecte des déchets ménagers a ainsi pu être assurée sans interruption par les 1000 agents présents sur le terrain tout le long.

Comment la ville s’organise-t-elle sur le sujet depuis le déconfinement ?

Depuis le 11 mai, et le début du déconfinement, les effectifs des équipes ont été progressivement doublés et les agents s’adaptent à des usages très intenses de l’espace public par les Parisiens. Des renforts importants sont notamment particulièrement mobilisés pour maintenir propres des sites très fréquentés comme le bassin de la Villette, le canal Saint-Martin ou les Invalides.

Les déchèteries ont à nouveau ouvert leurs portes le 20 mai et les collectes sélectives ont maintenant repris dans tous les arrondissements. Le service d’enlèvement des encombrants sur rendez-vous est à nouveau disponible.  Soyons vigilants : des masques à usage unique sont jetés par terre dans l’espace public et cela a été relayé dans les médias, et chacun peut l’observer au quotidien. Ce geste complique le travail des équipes de la Ville et met la santé des Parisiens en danger. L’exécutif municipal a demandé au gouvernement de pouvoir augmenter les amendes contre ce type d’incivilités, aujourd’hui passible d’une amende de 68 euros.

Pourquoi les rues de Paris n’ont-elle pas été désinfectées ?

L’Agence Régionale de Santé, le Haut Conseil à la Santé Publique mais aussi l’Organisation Mondiale de la Santé ont tour à tour confirmé que la désinfection des chaussées et des trottoirs était non seulement inutile dans le cadre de la prévention du Covid-19 mais même dangereuse pour l’environnement et pour le risque sanitaire de développement de germes résistants. La Ville a, dès le début de la crise, et malgré des préconisations intempestives, soumis toute opération de ce type à avis sanitaire et n’y a donc pas recouru.

Conformément à l’avis du Haut Conseil à la Santé Publique, une désinfection est, en revanche, bien réalisée sur tous les mobiliers urbains qui présentent des surfaces susceptibles d’être manipulées ou touchées fréquemment telles que l’ensemble des sanisettes, toilettes mobiles, abribus, rampes des entrées de métro, stations de tram, bornes de recharge pour véhicules électriques, fontaines d’eau potable, Vélib’ et stations Vélib’.

Pour autant, restons prudents, aucune fréquence de nettoiement ne pourra jamais garantir un passage entre deux personnes touchant un même support. Ces traitements ne doivent surtout pas faire oublier les gestes barrières et c’est pourquoi la ville facilite l’accès aux points de lavage ou de désinfection des mains.

Comment la Ville facilite-t-elle cet accès ?

A la demande de la Maire, des distributeurs de solutions hydro-alcooliques ont été installés sur les abribus et les sanisettes par les équipes de JCDecaux : 150 étaient déjà été installés au 31 mai, aux abords des gares SNCF pour commencer, et 500 autres le seront au 7 juin.

A la fin du mois, 2 000 distributeurs seront disponibles, répartis sur l’ensemble du territoire parisien. Une carte sera bientôt disponible pour localiser l’ensemble des points de lavage. Des projets sont également en cours avec « Eau de paris » concernant la mise à disposition de savon à proximité des fontaines à eau. Cela sera notamment utile lorsque les parcs avec aires de jeux pour enfants auront à nouveau ouvert leurs portes.