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Hébergement d’urgence : agir concrètement, avec François Vauglin et Anne Hidalgo

11e arrondissement — 05 février 2020

Dans le 11e, entre 2014 et 2020, nous avons créé 245 places d’hébergement d’urgence, portant leur nombre à 926 (soit un total de 1762 places d’hébergement en incluant les foyers de travailleurs migrants). Et nous voulons aller plus loin.

Au 60 avenue Parmentier, nous avons ouvert une centre d’hébergement d’urgence de 180 places pour les familles et les femmes isolées. C’est un ancien garage sur lequel la Ville a décidé de créer du logement social, et qui s’est avéré propice à l’hébergement d’urgence

Tous les lieux dont la ville est propriétaire ou qu’elle maîtrise ne se prêtent pas à de tels usages. L’hébergement d’urgence ne s’improvise pas, même en campagne électorale. Mais quand les conditions assurant la sécurité et la dignité de l’hébergement sont réunies, nous saisissons ces occasions.

Ce lieu s’est parfaitement intégré dans le voisinage et des riverains ont même proposé leur aide bénévole.

Dans le même esprit, le centre d’hébergement Popincourt, ouvert depuis 2016, accompagne des hommes et femmes isolés ainsi que des couples.

Ce centre travaille en étroite collaboration avec le monde associatif, avec plusieurs programmes :

  • réduction des risques en alcoolo-dépendance
  • actions culturelles,
  • réinsertion progressive par l’emploi

Cette solidarité s’étend à l’accueil des réfugiés.

L’accueil des réfugiés est une compétence de l’État : aucune obligation légale ne pèse sur la ville. Mais par volonté politique, par tradition humaniste, par refus de l’indignité, Paris s’est engagée au mieux de ses moyens.

2 200 mineurs et jeunes majeurs sont pris en charge par l’Aide sociale à l’enfance de la Ville avec le même soin que tous les autres enfants concernés par la protection de l’enfance. Cela représente 80 millions d’euros par an.

Nous voulons aller plus loin !

Nous démultiplierons la lutte contre la grande exclusion à l’échelle de la métropole pour un Grand Paris solidaire.

Nous travaillerons au plus près des personnes en grande exclusion dans leur quartier, dans leur environnement immédiat, en s’appuyant sur les habitant-e-s pour que la « ville du quart d’heure » ne laisse personne de côté.

Sur l’ancien TEP Ménilmontant, nous choisissons la solidarité et l’écologie, avec un jardin ouvert à tous, et une structure mixte en bois combinant l’hébergement d’urgence (pension de famille) et des activités utiles aux riverains, qui seront consultés.

Nous nous appuierons sur la mobilisation citoyenne, l’envie de solidarité qui se manifeste chez les habitants et les entreprises.