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Priorité piétons

Aménagement, Ecologie, Urbanisme — 25 février 2020

Retrouvez le programme d'Anne Hidalgo sur le plan priorité Piétons

NOS PROPOSITIONS

Nos engagements pour des déplacements à pied plus sûrs et plus confortables

4 engagements clés

Les piétons constituent les usagers de l’espace public les plus vulnérables. Si, ces dernières années, le nombre d’accidents mortels à Paris n’a cessé de diminuer, nous devons désormais collectivement avoir pour ambition de mettre fin à l’insécurité réelle et ressentie des piétons ainsi qu’aux violences routières.

Aboutissement de la loi réformant le statut de Paris, l’accueil des Agents de surveillance de Paris (ASP), auparavant sous l’autorité du Préfet de Police, a permis de renforcer les contrôles du bon usage des trottoirs et de l’espace public pour garantir la sécurité des piétons. La Ville de Paris est ainsi devenue un acteur de premier plan en matière de protection routière. Parce qu’une ville piétonne doit être plus sûre, la police municipale parisienne, composée avec autant de femmes que d’hommes, qui verra le jour aura pour objectif de sanctuariser les trottoirs, les passages piétons, les zones piétonnes et de veiller au respect des restrictions de circulation motorisée, dans les aires piétonnes notamment.

Les agents de la police municipale intensifieront la lutte contre les infractions : respect de la priorité piéton, contrôle des sas vélo (qui contribuent également à la sécurité des piétons), stationnement et circulation des deux-roues motorisés et des trottinettes sur les trottoirs, contrôle des émissions sonores des véhicules motorisés, contrôle des terrasses, contrôle des chantiers des concessionnaires (entreprises de gaz, eau, électricité…).

Objectif 0 véhicule sur les trottoirs : avec la Police Municipale, nous amplifierons la reconquête des trottoirs et la lutte contre le stationnement et la circulation des deux-roues motorisés et des trottinettes sur les trottoirs. L’encadrement des nouvelles mobilités en flotte libre (trottinettes, vélos, scooters, etc.) sera renforcé : circulation uniquement sur chaussée et stationnement obligatoire dans les espaces dédiés sur la chaussée.

Face au danger de l’angle mort pour les piétons et les cyclistes, l’accès des poids lourds sera réglementé : caméras de détection obligatoires, restrictions horaires, etc.

Pour plus de sécurité et moins de pollution, nous sécuriserons et aménagerons les cheminements aux abords des écoles, notamment en développant chaque fois que cela sera possible le dispositif de Rues aux écoles, déjà expérimenté avec succès depuis la fin de l’année 2019 dans quatre écoles des 10ème et 18ème arrondissements (fermeture ponctuelle ou pérenne des rues situées aux abords des écoles).

• Un Code de la rue pour faire respecter les règles et protéger chacun.
• Un Plan de protection routière alimenté par les recommandations d’un observatoire parisien de l’accidentologie.
0 véhicule sur les trottoirs, 0 véhicule devant les écoles à leur ouverture et fermeture.
• La lutte contre la pollution sonore liée au trafic routier.

Un Code de la rue, pour Paris

Stop au bruit ! La pollution sonore liée au trafic routier est un enjeu majeur de santé publique : un deux-roues motorisé avec un pot d’échappement non homologué peut réveiller 11.000 Parisiens sur le trajet place de la Bastille-place de l’Etoile. Nous lutterons contre le bruit en verbalisant les deux – roues motorisés et les véhicules trop bruyants. Des radars acoustiques seront systématiquement déployés sur les axes les plus bruyants pour mieux cibler la verbalisation des véhicules qui dépassent les seuils (notamment la nuit). Nous accélérerons la politique de réduction des véhicules thermiques dans Paris, notamment des deux- roues motorisés.

Nous déploierons des dispositifs de contrôles et de sanctions plus dissuasifs : radars de vitesse, radars de feux, radars acoustiques. Nous mettrons en place des dispositifs de contrôle automatique dans les aires piétonnes.

Nous accompagnerons également la création de pédibus pour aller et venir des écoles et centres de loisir.

Un Observatoire de l’accidentologie, associant notamment l’APHP, verra le jour afin d’enrichir la connaissance de l’accidentologie à Paris et de développer des mesures adaptées aux causes identifiées. Associant étroitement la Ville et la Préfecture de Police, ce plan de protection routière associera les représentants des usagers à son élaboration et son évaluation. Ses résultats seront partagés avec les Parisiennes et les Parisiens de manière continue.

1 milliard d’€ pour l’entretien, la propreté et l’embellissement des rues de Paris.

Parce que la rue peut être hostile aux femmes et aux personnes LGBT+, notamment quand vient la nuit, nous renforcerons la présence de la Police Municipale dans l’espace public sur les créneaux horaires les plus sensibles. Ses agents seront pour moitié des femmes, parce qu’il est important que les Parisiennes puissent s’identifier aux forces de l’ordre présentes dans la ville. Nous formerons cette nouvelle police municipale à la question des violences faites aux femmes, mais aussi à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et les LGBT-phobies.

Nous expérimenterons les arrêts de bus sur demande sur le réseau Noctilien pour déposer les femmes au plus près de leur domicile, et limiter leur temps de trajet piéton nocturne.

Nous multiplierons les campagnes de communication contre le harcèlement de rue et sensibiliserons les petits Parisiens à cette problématique dès l’école primaire.

Nous généraliserons le « permis piéton » à l’école qui évoluera pour devenir un véritable temps d’apprentissage du Code de la rue et des droits des piétons.

Parce que la rue peut être hostile aux femmes et aux personnes LGBT+, notamment quand vient la nuit, nous renforcerons la présence de la Police Municipale dans l’espace public sur les créneaux horaires les plus sensibles. Ses agents seront pour moitié des femmes, parce qu’il est important que les Parisiennes puissent s’identifier aux forces de l’ordre présentes dans la ville. Nous formerons cette nouvelle police municipale à la question des violences faites aux femmes, mais aussi à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et les LGBT-phobies.

Nous expérimenterons les arrêts de bus sur demande sur le réseau Noctilien pour déposer les femmes au plus près de leur domicile, et limiter leur temps de trajet piéton nocturne.

Nous multiplierons les campagnes de communication contre le harcèlement de rue et sensibiliserons les petits Parisiens à cette problématique dès l’école primaire.

Nous généraliserons le « permis piéton » à l’école qui évoluera pour devenir un veritable temps d’apprentissage du Code de la rue et des droits des piétons.

4 engagements clés pour un meilleur partage de l’espace public :

Repenser la rue du point de vue des piétons, c’est changer de paradigme.

• Création de quartiers piétons dans tous les arrondissements.
• Déploiement de nouveaux aménagements dédiés aux piétons : trottoirs traversants. traversées en diagonale, plateaux piétonniers.
• Le fil vert : un maillage de rues apaisées accessible à 300 mètres de chez soi.
• Le réaménagement de 9 nouvelles places parisiennes.

Repenser la rue du point de vue des piétons, c’est changer de paradigme.

Pour poursuivre la révolution de la mobilité à Paris et pour réduire la place des véhicules motorisés, nous prenons les engagements suivants:

Afin de donner la priorité aux piétons, d’offrir une continuité de cheminement à travers la chaussée et un plus grand confort de déplacement aux piétons, nous déploierons de nouvelles solutions d’aménagement, à l’image des trottoirs traversants, des traversées
en diagonale
(diagonales piétonnes) et des plateaux piétonniers. Nous
améliorerons le franchissement des carrefours en jouant sur l’adaptation
de la régulation par feux afin de réduire le temps d’attente des piétons.
Dès demain, dans les rues de Paris, ces aménagements seront démultipliés.

La vitesse sera limitée à 30km/h (hors axes majeurs) dans tout Paris et nous apaiserons la circulation motorisée grâce à un nouveau plan de circulation qui limitera le trafic de transit et garantira une qualité de vie dans les quartiers, moins bruyants et plus sûrs (« mon quartier n’est pas un raccourci »). Ces nouveaux plans de circulation seront élaborés dans chaque quartier lors des États généraux de la mobilité et du stationnement que nous lancerons dès le printemps.

RENDRE PARIS AUX PIÉTONS

Des quartiers piétons seront créés dans tous les arrondissements, avec une circulation motorisée limitée aux personnes à mobilité réduite, aux riverains, aux bus, aux taxis, aux véhicules d’urgence et aux artisans. Le centre de Paris sera également fermé au trafic de transit, y compris la rue de Rivoli.

De nouvelles places parisiennes seront réaménagées et repensées : place de la Concorde, place de l’Etoile, place Stalingrad, place du Colonel Fabien, place du Trocadéro, place Denfert-Rochereau, place Félix Eboué, place de Clichy, place Pigalle. Le réaménagement de la place d’Italie et de la place Gambetta se poursuivra.

Nous poursuivrons la reconquête des berges de la Seine en créant une continuité piétonne sur l’ensemble des berges, notamment au niveau du Pont Royal et de la voie Mazas. Nous créerons un lien piétonnier et cyclable entre le pont National et les quais hauts. Nous améliorerons le lien entre les quais hauts et les quais bas en travaillant sur l’accessibilité. Nous préserverons le caractère populaire des berges de Seine piétonnes.

Nous transformerons les placettes en véritables lieux de vie de quartier, notamment dans les quartiers populaires, où l’aménagement permettra la rencontre, les jeux d’enfants accessibles (pour que ceux en situation de handicap puissent jouer avec les autres) et l’organisation d’évènements par les riverains.

Afin de renforcer la convivialité des espaces communs, nous créerons de nouveaux parvis pour les établissements recevant du public (équipements culturels municipaux ou les structures jeunesses, parvis d’écoles, de collèges, de lycées et de gymnases).

Pour rafraîchir la ville, nous renforcerons la présence de l’eau et de l’ombre dans les rues (canopée, toiles colorées, brumisateurs, etc.).

Les abords des gares seront réaménagés (Montparnasse, gare de Lyon, Austerlitz).

Nous créerons un réseau de voies, baptisé Trame Verte, reliant Paris et les communes de la Métropole. Il donnera la priorité aux circulations douces sur des voies végétalisées. Ce réseau consiste à apaiser et à végétaliser des portes de Paris n’ayant pas d’échangeur avec le périphérique et à relier les parcs et jardins entre eux.

Pour réduire la coupe que représente le périphérique, des portes de Paris (Porte de la Chapelle, Porte d’Orléans, etc.) se transformeront en places : la place des piétons et des mobilités actives y sera renforcée pour que les ronds-points se transforment en lieux de vie.

Nous réaménagerons les axes encore routiers, en visant les rues à fortes densité piétonne, comme les Champs-Elysées. De nombreuses rues seront transformées pour élargir les trottoirs et proposer de nouveaux services : garages à vélo, conciergerie, sport en plein air, etc.

Nous inventerons un modèle de tunnel favorable aux piétons et aux cyclistes sur le modèle de la Croix Rousse à Lyon, avec des installations visuelles et sonores, par exemple dans le tunnel de l’Etoile, le tunnel des Tuileries, le tunnel Henri IV, le tunnel Van Gogh.

Pour en savoir plus, retrouvez l’ensemble de notre plan pour un projet qui donne la priorité aux piétons
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