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Bilan et propositions d’Anne Hidalgo pour un logement abordable à Paris

Logement — 20 janvier 2020

L'accès au logement pour les Parisiens et les Parisiennes a été l'un des objectifs majeurs de la mandature et reste une priorité pour la Maire de Paris. Forte d'un bilan qui traduit une politique résolument engagée en faveur du logement abordable et pour tous, Anne Hidalgo propose d'aller encore plus loin pour protéger les Parisiens et les Parisiennes d'un marché de plus en plus capricieux.

Le logement, premier poste de dépense des Parisiens et Parisiennes, fait l’objet de mesures fortes et engagées de la Mairie de Paris, commencées en 2001 et renforcées par Anne Hidalgo depuis 2014. Tout au long de sa mandature, la Maire a placé le logement au centre de sa politique, avec la volonté de combattre l’exclusion du marché locatif, l’explosion des prix des loyers, la spéculation immobilière et les excès des plateformes non régulées.

Il faut maintenant aller plus loin encore. Anne Hidalgo est déterminée à ce que Paris reprenne le contrôle de ses sols, pour faire cesser les dérives spéculatives dans la ville et permettre ainsi aux Parisiens et aux Parisiennes d’accéder à un marché locatif abordable, sous l’égide de la Mairie. Ainsi, les sols parisiens deviendraient un bien commun, au même titre que l’eau et l’air.

Notre bilan :

Le bilan de la mandature atteste d’une politique volontariste menée par la Mairie au profit de tous les Parisiens et toutes les Parisiennes en matière de logement. La Ville s’est investie en profondeur afin de garantir à tous le droit de se loger et d’atténuer pour les habitants les difficultés engendrées par la logique des marchés immobiliers.

  • Les logements sociaux :

En six ans, 3 milliards d’euros ont été investis pour développer le logement social à Paris : c’est le premier poste d’investissement de la Ville.

Aujourd’hui, ¼ des Parisiens vit dans des logements sociaux grâce à ces investissements. En effet, 40 000 logements sociaux ont été créés depuis 2014. De plus, 45 000 rénovés en dix ans (soit 1/5 du parc social !), leur permettant une baisse de consommation énergétique de 60%, équivalent à un mois de loyer.  

  • Les meublés touristiques :

Plus de 60 000 logements ont été retirés aux Parisiens entre 2012 et 2020, malgré les efforts importants de la Mairie. Depuis le début du mandat, 5000 logements sont contrôlés par an, ce qui a donné lieu à 1600 enquêtes et constats d’infraction. En conséquence, 3.8 millions d’euros d’amende ont été payés en tout à la Ville et 18 000 m2 de logements touristiques ont été rendus à l’habitation.

Si Anne Hidalgo a montré qu’elle est déterminée à défendre les Parisiens contre les plateformes de location non régulées, certains de ses adversaires font leur jeu. En effet, alors que le Sénat avait voté en 2019 la baisse du plafond de location de 120 à 60 jours, les députés LREM, dont Benjamin Griveaux, ont supprimé cet article de loi.

Les engagements d’Anne Hidalgo :

Ils s’articulent en 6 propositions. Celles-ci visent à garantir un logement abordable à Paris et protéger les habitants de Paris contre les dérives spéculatives du marché immobilier.

  • 25% de logements sociaux en 2025 déclinés en objectifs par arrondissement

Le logement social, dans la continuité de la mandature actuelle, est le plus important levier contre les excès du marché. Il est donc prévu de mettre à disposition des Parisiens 15 000 nouveaux logements sociaux, pour atteindre 600 000 bénéficiaires. Les différents objectifs territoriaux permettront d’équilibrer l’ouest et l’est de la Ville.

  • Maintien de l’encadrement effectif des loyers et création d’un service d’accompagnement des locataires

L’encadrement des loyers sera maintenu, pour permettre de conserver une augmentation annuelle de 1%, contre 7 à 11% entre 2009 et 2013 quand les loyers n’étaient pas encadrés. De plus, un service d’accompagnement et de soutien juridique sera créé pour aider les Parisiens et les Parisiennes à faire valoir leur droit en la matière.

  • Référendum par arrondissement sur le nombre de jours de location d’un appartement via les plateformes de type Airbnb

Louer un appartement de manière occasionnelle pour compléter ses revenus n’est en aucun cas un problème et ne sera pas remis en cause. Cependant, les abus des plateformes non régulées de location (une problématique qui touche de très nombreuses villes françaises et européennes) entrainent une baisse du nombre de logements disponibles pour les habitants et donc l’augmentation des prix.

Ainsi, pour leur redonner le pouvoir d’exprimer leur voix sur un sujet qui les concerne directement, un referendum sera organisé dans chaque arrondissement pour déterminer le nombre de nuitées annuel de location.

  • Retour sur le marché de 30 000 logements soustraits au marché locatif par les plateformes de type Airbnb

Depuis 2012 et la montée en puissance des plateformes de location, les logements loués par ce biais, inoccupés ou servant de résidence secondaire s’élèvent au nombre de 60 000. L’objectif est d’en ramener la moitié sur le marché immobilier pour en faire bénéficier les Parisiens.

  • 6 000 logements à l’acquisition à “moitié prix” du mètre carré proposés aux familles parisiennes grâce à la foncière de la ville de Paris

Grâce à la création de la Foncière de la Ville de Paris, dissocier le bâti et le foncier sera possible. Ainsi, la Mairie pourra proposer au marché des logements à moitié prix : les Parisiens seront propriétaires du bâti, la Mairie acquerra le foncier. Mille logements de ce type seront mis sur le marché en janvier 2020 et mille autres suivront chaque année.

  • Multiplier les logements locatifs abordables

Une société immobilière sera créée, dont le capital sera mixte : 1 milliard de la Ville de Paris, 2 milliards d’investissements publics et 3 milliards d’investissements privés. Ainsi, il sera possible de mobiliser 20 milliards d’euros entre 2020 et 2026 et donc de proposer des prix inférieurs de 20% à ceux du marché. Ce partenariat, reposant sur le principe de responsabilité et de rationalité économique sera bénéfique pour toutes les parties et permettra aux Parisiens et aux parisiennes d’accéder à en moyenne une pièce supplémentaire pour le même prix sur le marché locatif.