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Comment diminuer le bruit à Paris ?

Si le bruit est une nuisance, c’est aussi (et surtout) un enjeu de santé publique. Les conséquences négatives au quotidien sont nombreuses (audition, stress, concentration, sommeil, etc.). Un deux- roues moteur avec un pot non homologué peut réveiller 11 000 Parisiens entre Bastille et Etoile ! Le bruit routier constitue le 2 ème facteur de risque environnemental derrière la pollution de l’air. Bruitparif estime que le bruit est responsable en moyenne dans l’agglomération parisienne de 10,7 mois de vie en moins. Le bruit est aussi un enjeu de sécurité tant la pollution sonore peut contribuer au sentiment d’insécurité, notamment en soirée et la nuit.

Ainsi, le programme d’Anne Hidalgo propose des mesures de lutte contre la pollution sonore.

Ce que nous avons fait

  • Une meilleure cartographie du bruit grâce à l’expertise indépendante de BruitParif.
  • Une réduction du trafic routier et de la vitesse (70km/h sur le périphérique ; la moitié de la ville désormais à 30km/h) et la transition vers des véhicules électriques, propres et silencieux, qui a un effet majeur contre la pollution sonore. Le déploiement de revêtements anti-bruit est aussi très efficace. Ils ont été mis en place sur plus de la moitié du périphérique, c’est-à-dire la totalité des portions non couvertes et situées à proxiité des lieux d’habitation de l’axe le plus bruyant de Paris.
  • De nouveaux effectifs et moyens sont dédiés à la verbalisation (acquisition de sonomètres spécifiques pour lutter contre les nuisances des établissements de nuit et contre les deux- roues bruyants). En 2019, la verbalisation pour tous types de nuisances sonores dans les rues de Paris a pris une nouvelle ampleur avec 5053 amendes (soit trois fois plus qu’en 2018).

Ce que nous voulons faire

  • Moins de bruit grâce à des transports en commun moins bruyants :
    • Des aménagements aux abords des écoles pour préserver les enfants des pollutions sonores.
    • Empêcher les petites rues de devenir des raccourcis pour les voitures.
    • Le Périphérique deviendra un boulevard avec une circulation apaisée, en coopération avec les communes riveraines et le Grand Paris, avec une première étape cruciale pour apaiser la circulation d’ici 2024 (passage à 50 km/h, création d’une voie réservée au covoiturage).
  • Augmentation du nombre de radars vitesse classiques.
  • De nouveaux radars acoustiques sur les axes les plus bruyants pour mieux cibler la verbalisation des véhicules qui dépassent les seuils et aux horaires les plus pertinents (notamment la nuit). Cela sera permis par le développement des actions de verbalisation menées par la police municipale.
  • Des « permis à points » pour les établissements de nuit pour obtenir si nécessaire, en concertation avec tous les acteurs concernés, des sanctions, y compris en matière de droits de terrasse, jusqu’à la fermeture temporaire des établissements qui ne respectent pas les chartes de bon voisinage.
  • Nous développerons les livraisons silencieuses nocturnes qui permettent de réduire les nuisances sonores pendant la journée sans en créer de nouvelles la nuit (aides à l’acquisition de véhicules silencieux et à l’insonorisation des locaux de livraison).
  • Nous accélérerons la politique de réduction des véhicules thermiques dans Paris, notamment des deux-roues motorisés.
  • Les bus RATP et la flotte municipale de camions poubelle (sauf engins très spécifiques), seront tous propres et silencieux en 2026.
  • Tout nouveau projet développera une réflexion pour améliorer l’environnement sonore grâce à des aménagements ou de la végétalisation, sur le modèle de place de la Nation où une butte végétalisée fait office de mur anti-bruit.

Découvrir le programme autrement :