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Comment manger bio, bien, bon marché ?

C’est la plus légitime des préoccupations : vouloir des aliments de qualité pour soi et sa famille ! Il ne doit pas y avoir de nourriture de première et de seconde classe. Avec tout ce qu’on entend sur les pesticides, nous sommes de plus en plus nombreux à vouloir manger le plus possible bio. À cette préoccupation pour notre santé s’ajoute une préoccupation pour le climat et la biodiversité. Il nous faut donc dans nos assiettes des produits de saison qui ne viennent pas de loin. Depuis 2014, nous agissons pour que cette alimentation bio, de saison et locale soit accessible pour tout le monde, en particulier pour les enfants, y compris dans les familles dont le budget est contraint. Anne Hidalgo, dans son programme, propose des mesures pour développer le bio et le rendre accessible à tous.

Ce que nous avons fait

  • Pour les enfants : dans les crèches, 85 % de l’alimentation est bio et durable et 100 % du lait maternisé. Dans les cantines des écoles et collèges, nous atteignons 50 % de nourriture bio et durable et un menu végétarien par semaine y est servi. Le repas coûte entre 13 centimes d’euro et 7 euros (pour les familles les plus aisées qui gagnent plus de 15.000 € par mois). Des actions contre le gaspillage alimentaire ont été financées (tables de tri dans les réfectoires, formation des agents, sensibilisation des enfants).
  • Nous avons créé ou soutenu 1 nouveau marché bio dans le 11ème, place du Père Chaillet, 1 laiterie de Paris dans le 18ème pour fabriquer du fromage dans la capitale avec du lait collecté en Île-de-France, des épiceries qui vendent des produits bio, locaux et en vrac, 2 halles alimentaires, dans le 10ème et le 14ème, entièrement dédiées à une alimentation saine et durable, 12 restaurants solidaires, des coopératives de consommateurs, une épicerie anti-gaspi d’invendus de la grande distribution. L’aide alimentaire a été renforcée (4,6 millions de repas par an, nouvelles épiceries solidaires).
  • Avec la régie municipale Eau de Paris, nous aidons les agriculteurs présents sur les zones des sources d’eau pour qu’ils réduisent l’utilisation d’engrais et de pesticides qui ont un impact sur la qualité de l’eau : en 2018, 4 300 hectares sont passés à l’agriculture biologique.
  • Paris compte désormais 30 hectares dédiés à l’agriculture urbaine en 2020 sur les toits, dans les parkings, sur les murs et au pied des immeubles permettant de produire 285 tonnes de fruits, légumes et champignons.

Ce que nous voulons encore faire

  • Pour les enfants : 
    • 100 % d’alimentation bio, locale, et durable et une option végétarienne à chaque repas dans les cantines scolaires. Les cantines seront exemplaires en faveur du climat et dans la lutte contre le gaspillage alimentaire. Le plastique n’y sera plus utilisé au profit de matières écologiques et plus saines. 
    • Permettre aux enfants de participer à l’élaboration des menus et donner davantage de place à leurs parents dans les décisions des cantines.
    • Des activités scolaires et périscolaires autour de l’alimentation, ateliers cuisine et petits carrés potagers, ou encore en créant des liens avec les agriculteurs urbains ou de la métropole qui organiseront des visites à la ferme et dans les ateliers de transformation. 
  • Nous créerons « AgriParis » pour agir sur l’alimentation du champ à l’assiette : en accompagnant les agriculteurs du Bassin parisien à changer leurs pratiques, leur assurer des prix justes, encourager les produits locaux et pour faciliter l’approvisionnement de la capitale en alimentation de qualité et en circuits courts.
  • Nous poursuivrons l’expansion de l’agriculture urbaine à l’échelle de la métropole, en accompagnant des résidences et des copropriétés dans des projets de jardins partagés, de potagers ou de vergers. Nous agirons aussi en faveur de la préservation des terres agricoles autour de Paris.
  • Nous lancerons chaque année un appel à projets « Ma cantine de quartier » pour que de nouveaux lieux de sociabilité autour de l’alimentation durable se développent. Ils accueilleront les travailleurs pour leur pause-déjeuner, les habitants du quartier qui veulent partager un repas entre voisins le soir, ou encore des activités de transformation alimentaire, comme la confection de conserves ou de confitures. 
  • Nous préserverons et redynamiserons les marchés alimentaires, si importants dans la vie de nos quartiers et véritable patrimoine parisien du bien-manger. Nous modifierons les horaires de certains marchés pour qu’ils ouvrent davantage en soirée et les weekends. Nous réserverons des emplacements pour des stands de nourriture à emporter, ou à manger sur place, fait-maison, et pour les productions locales en circuit court.
  • Avec l’appui de la foncière ”Paris commerces et proximité” nous faciliterons le maintien et l’installation de commerces de bouche dans tous les quartiers, et en particulier de commerces alimentaires biologiques et en circuits courts accessibles à tous les Parisiens.

Découvrir le programme autrement :