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Comment vais-je pouvoir me loger à Paris ? c’est trop cher.

Chacun peut constater qu’il est de plus en plus cher de se loger à Paris : à l’achat, ils ont été multipliés par quatre en vingt ans, et dépassent 10 000€ le m² ; quant aux loyers, ils ont augmenté de 72 % sur la même période. L’immobilier de la capitale est aussi de plus en plus souvent un objet de spéculation, ce qui n’est pas acceptable car il doit servir d’abord à loger les Parisiens. Ceux-ci sont aussi victimes des excès des plateformes comme Airbnb, qui sont devenues une industrie détournant le logement de sa première fonction, bien loin de la promesse initiale d’un complément de revenu pour les particuliers. Anne Hidalgo, dont la priorité est le bien-être des Parisiens, prend dans son programme 6 engagements pour un logement abordable à Paris.

Ce que nous avons fait

  • Depuis 2001, nous avons investi sans relâche pour que Paris rattrape son retard sur le logement social. 7 000 nouveaux logements sociaux sont construits produits chaque année. Deux tiers sont occupés par les classes moyennes et un tiers par les classes populaires.
  • Dans le secteur privé, nous avons obtenu l’encadrement des loyers depuis juillet 2019.
  • Nous avons bataillé pour encadrer l’activité des plateformes de meublés touristiques, en obtenant notamment la limitation dans la loi à 120 jours de location par an pour les résidences principales. Nous réalisons 5 000 contrôles par an.

Ce que nous voulons encore faire

Nous devons aller plus loin. Nous devons inventer une nouvelle politique, celle du logement locatif abordable. Comment allons-nous procéder ? En reprenant la maîtrise collective de notre sol.Construire un logement ne coûte pas plus cher aujourd’hui qu’hier, c’est la spéculation foncière, c’est-à-dire la spéculation sur la valeur des terrains, qui fait monter les prix. Quelle meilleure manière pour lutter contre cette spéculation que de réaffirmer le rôle des villes dans la maîtrise de leurs sols.

Nous prenons 6 engagements pour le logement abordable :

  • Nous atteindrons 25 % de logement social en 2025, ce qui représente 15 000 nouveaux logements proposés aux personnes issues des classes moyennes et populaires. Nous fixerons des objectifs par arrondissement pour amplifier le rééquilibrage entre les arrondissements de l’ouest et l’est de la ville.
  • Nous maintiendrons l’encadrement effectif des loyers et créerons un service d’accompagnement des locataires pour aider les locataires à faire valoir leurs droits.
  • Nous organiserons un référendum par arrondissement sur le nombre de jours de location d’un appartement via les plateformes de type Airbnb. Les habitants auront dans chaque arrondissement le choix entre plusieurs options : le statu quo ou la baisse du nombre de nuitées autorisées à 30, 60 ou 120 jours.
  • Entre le développement des plateformes, l’accroissement des résidences secondaires et du nombre de logements non occupés, ce sont au total 60 000 retirés du marché locatif parisien depuis 2012. Nous nous fixons comme objectif d’en faire revenir 30 000 d’ici la fin de la mandature.
  • 6 000 logements à l’acquisition à “moitié prix” du mètre carré proposés aux familles parisiennes grâce à la Foncière de la ville de Paris. Il s’agit d’un dispositif innovant, reposant sur la dissociation du bâti dont les Parisiens sont propriétaires et le foncier dont la Foncière de la ville se porte acquéreuse. Les occupants ont les mêmes droits que les propriétaires classiques : ils peuvent faire des travaux dans leur logement et revendre leur droit d’occupation lorsqu’ils déménagent.
  • Nous mobiliserons 20 milliards d’euros sur la mandature pour la production de logements locatifs abordables, avec des loyers inférieurs de 20 % à ceux du marché. Pour ce faire, nous créerons une société immobilière en partenariat avec des investisseurs publics et privés comme des banques et des assurances, dotée de 6 milliards d’euros de capitalisation (1 milliard de la Ville de Paris, complétée de 2 milliards d’investisseurs publics (comme la Caisse des dépôts) et de 3 milliards venant du secteur privé). La Ville de Paris et les acteurs publics resteront décisionnaires majoritaires et les critères de sélection des Parisiens pouvant habiter dans ces nouveaux logements seront transparents.

Découvrir le programme autrement :