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Que fait la ville pour ma sécurité ?

L’objectif d’Anne Hidalgo est clair : faire respecter les règles de la vie quotidienne pour garder notre espace commun sûr et apaisé. Nous continuerons à mener une action équilibrée pour agir de manière efficace et durable de la prévention à la verbalisation, pour que toutes et tous se sentent en sécurité dans notre ville. Voici le bilan et les propositions du programme d’Anne Hidalgo :

Ce que nous avons fait

  • Nous avons constitué un nouveau service public municipal de sécurité avec :
  • des compétences juridiques élargies par loi sur le statut de Paris de février 2017 ;
  • plus d’agents : 3400 hommes et femmes (contre 1000 en 2015) ;
  • des missions claires : 
    – assurer la tranquillité dans les rues, les espaces verts et les équipements municipaux, dans tous les quartiers, par une présence visible 7j/7 et 24h/24;
    verbaliser les incivilités liées à la propreté, les infractions routières, les nuisances sonores (au total : 1,7 millions de PV en 2019 soit +40% p/p 2018) ;
  • de nouveaux équipements : VTT, vidéo-verbalisation routière, sonomètres, etc. ;
  • il ne manque que la reconnaissance de la police municipale parisienne par la loi qui a été reportée à l’après-municipales pour des raisons électorales.
  • Nous mobilisons tous les services municipaux de proximité – propreté, éclairage, voirie – pour améliorer les conditions de la sécurité dans l’espace public et protéger le cadre de vie des habitants contre les dégradations.
  • Nous avons renforcé le soutien municipal en faveur de la prévention de la délinquance et de la récidive, qui sont au cœur de notre politique de sécurité : 
  • Renforcement de la prévention et de la médiation : 250 éducateurs de prévention spécialisée (19 M€ sont engagés chaque année) et 125 médiateurs de la Ville.

Ce que nous voulons encore faire 

  • 1) Parce que notre action municipale restera toujours d’abord préventive, nous maintiendrons à un niveau très élevé notre effort en matière de prévention de la délinquance et de la récidive et développerons de nouveaux outils pour valoriser l’engagement des citoyens, des jeunes, des habitants et des familles :

  • Nous créerons une « Agence parisienne du Travail d’Intérêt Général et des mesures de responsabilisation et de réparation pénale», en lien avec la Justice. Déjà 200 « Tigistes » sont accueillis chaque année au sein des services de la Ville, faisant de la Ville de Paris le 1e employeur de TIG.
  • Nous valoriserons et développerons l’engagement citoyen des habitants, familles et jeunes dans le champ de la prévention de la délinquance en mettant en œuvre des « services civiques prévention » dans l’espace public, pour favoriser la prévention et le dialogue entre jeunes.
  • Nous proposerons aux jeunes présents dans l’espace public, et parfois en recherche d’activité et d’emploi, de réaliser des travaux d’embellissement des lieux qu’ils fréquentent contre rémunération en développant les chantiers éducatifs dans l’espace public (place, espaces verts, équipements de la ville …), en lien avec les associations d’accompagnement des jeunes et les directions de la Ville. 
  • Lutter contre le décrochage scolaire reste une priorité : Nous poursuivons le défi de « 0 collégien dans la rue » à la suite d’une exclusion en développant, avec chaque établissement scolaire du second degré, des mesures de responsabilisation pour permettre la mise en place de sanctions éducatives alternatives à l’exclusion.
  • Nous proposerons de former tous les acteurs de la prévention, c’est-à-dire tous ceux en contact avec les jeunes (dont les gardiens d’immeubles, les responsables des équipements sportifs, les médiateurs de la Ville) sur l’usage des réseaux sociaux, les conduites à risques, l’égalité filles/garçons, la communication non-violente, les ressources existantes (création d’un générateur de droits jeunesse) pour développer un discours éducatif commun.
  • Nous porterons un dispositif de « maraude psy jeunesse » pour aller directement à la rencontre des jeunes, qui ne se rendent pas d’eux-mêmes dans les structures de soins et leur proposer un accompagnement individuel. L’accompagnement psychologique des jeunes est un axe prioritaire pour l’ensemble des acteurs de la prévention : il permet de repérer plus rapidement les difficultés et donc de les prendre en charge plus facilement.   

  • 2) Nous déploierons une police municipale parisienne exemplaire, forte de 5000 agents, visibles et accessibles 7j/7 et 24h/24, assurant une présence rassurante de proximité au cœur de la ville du quart d’heure, notamment le soir, la nuit et le week-end.
  • Paritaire : autant de femmes que d’hommes.
  • Équipés et protégés (bâton de défense, bombe lacrymogène, gilet pare-balle, caméra piéton) mais sans arme létale, inutile pour assurer la tranquillité publique et qui peut freiner la relation de proximité avec la population.
  • Formés dans une école parisienne à la prévention des discriminations et du harcèlement sexiste et sexuel, à la déontologie et aux valeurs de Paris, en plus de la formation policière réglementaire. Ces formations seront diplômantes. 
  • À l’image de la population parisienne dans sa diversité.

  • 3) Parce que les pouvoirs de police rendent plus crédible et dissuasive l’action publique, nous les mettrons au service de la transition écologique : 
  • en faisant respecter les règles de propreté dans les rues et en obtenant le pouvoir de fixer nous-mêmes des niveaux d’amendes dissuasifs contre les incivilités qui salissent et polluent nos rues, murs, eaux et jardins.
  • en contrôlant et sanctionnant les pollutions sonores quelles que soient leurs origines (tapage de rue, établissements de nuit, deux-roues motorisés, klaxons), en contrôlant les vignettes Crit’Air et en faisant respecter les piétonisations et les restrictions de circulation. 
  • en contrôlant le respect des couloirs de bus, des pistes cyclables et des trottoirs pour faciliter la circulation des modes de déplacement non polluants.
  • en faisant respecter le « code de la rue » pour protéger les usagers les plus vulnérables (présence aux carrefours dangereux et aux abords des écoles, radars en ville, vidéo-verbalisation) et aller vers « 0 mort dans nos rues ».

  • 4) Pour être efficaces, les priorités locales de sécurité seront déterminées par et pour les  Parisiens, dans chaque quartier, avec le Maire d’arrondissement, le chef de la police municipale, le commissaire d’arrondissement et le Parquet.
  • Nous lancerons en début de mandat des Assises de la sécurité, de la prévention de la délinquance et de la récidive au niveau de chaque arrondissement, en impliquant largement les habitants, les associations, les commerçants.
  • Nous créerons un référent de la police municipale pour chaque comité de quartier.
  • Nous recueillerons régulièrement, par le biais d’enquêtes, les attentes et les priorités locales des habitants dans chaque quartier et arrondissement. 
  • Nous créerons un Observatoire de la tranquillité publique qui mettra toutes les données à la disposition des Parisiens de manière transparente. 
  • Nous organiserons un échange annuel dans chaque arrondissement entre les élus, le Préfet de Police, le Procureur de la République et les habitants afin de dresser un bilan de l’action publique en matière de prévention et de sécurité (pour être efficaces, la politique et la réponse pénale doivent s’adapter aux réalités et problématiques locales et le dialogue doit s’étendre aux forces de police et aux juridictions). 
  • Nous rendrons des comptes aux habitants, régulièrement et de manière transparente et à chaque niveau.
  • 5) La mission de la Ville est d’être toujours au soutien des plus fragiles :
  • Nous renforcerons la présence d’accompagnants municipaux dans chaque commissariat parisien pour aider les personnes victimes dans leurs démarches auprès de la police et de la justice (mineurs, femmes victimes de violences, seniors, personnes handicapées, personnes victimes d’agressions LGBTphobes, victimes de racisme et d’antisémitisme, etc.).
  • 6) Ce que nous voulons faire avec les policiers nationaux et les sapeurs-pompiers qui protègent les Parisiens.
  • Nous souhaitons que la police nationale revienne à ses missions dans les commissariats, dans nos rues et dans les transports pour lutter contre la délinquance dont les résultats sont alarmants et inacceptables (agressions, cambriolages, vols à la tire, trafic de stupéfiants, proxénétisme, etc.). La police municipale parisienne permettra à la police nationale de se reconcentrer sur ses missions. Sans confusion mais en coordination avec la police nationale, la création de la police municipale se traduira en effet par des effectifs et des moyens en plus au service de la sécurité des Parisiennes et des Parisiens, en complément de la prévention, la médiation et l’accompagnement des plus fragiles. 
  • Comme dans toutes les villes de France, nous demandons la fixation et la communication publique d’un effectif de référence de policiers par commissariat calculé sur la base des réels enjeux de sécurité publique de l’arrondissement.
  • Nous demandons une contractualisation des effectifs de policiers nationaux par commissariat et par service spécialisé (transport, stupéfiants, proxénétisme) parallèlement au renforcement des effectifs de policiers municipaux.
  • Nous exigeons le retour des policiers nationaux dans les commissariats parisiens, dans nos rues et dans les transports.
  • Nous aiderons la Brigade des Sapeurs-Pompiers de Paris à poursuivre ses recrutements et moderniser ses équipements dans le cadre du plan pluriannuel de modernisation (2020-2029) qui a fait l’objet d’un premier soutien financier pour l’année 2020. 
  • Nous encouragerons l’engagement des jeunes Parisiens en matière de sécurité civile en proposant à tous les jeunes de 18 ans une formation aux gestes de premier secours dans une association parisienne de protection civile, en lien avec la BSPP, afin de constituer une génération de « citoyens sauveteurs ». 

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