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Que peut faire la Ville de Paris pour améliorer la santé des Parisiens ?

La santé est un sujet d’attente forte des Parisiennes et des Parisiens, qui constatent qu’un nombre croissant de médecins part à la retraite : 1 généraliste sur 2 a plus de 60 ans et 1 sur 4 a plus de 65 ans. Ils sont conscients des problèmes posés par la pollution de l’air, même si celle-ci est en diminution. Ils sont inquiets de l’avenir des hôpitaux parisiens (AP-HP).

La santé relève d’abord de la responsabilité de l’État , à travers l’agence régionale de santé (ARS). Cependant, la ville joue un rôle d’impulsion, de coordination et de renfort sur des initiatives innovantes.

Ce que nous avons fait

  • Créé en 2016, Paris Med propose une aide aux professionnels de santé afin de favoriser l’installation de médecins dans les quartiers où il y a trop peu de médecins. Grâce à ce dispositif, 161 praticiens de santé se sont déjà installés au sein de 14 Maisons de Santé et 12 cabinets de groupe.
  • Pour la lutte contre le sida, la ville agit sur tous les fronts : renforcement des centres de dépistage, création d’un centre de santé sexuelle à l’Hôtel-Dieu, campagnes d’information ciblées, etc. Grâce à cette action, les nouveaux cas de séropositivité ont baissé de 16 % entre 2015 et 2018 et l’objectif est de parvenir à une ville sans sida (zéro nouvelle contamination) en 2030.
  • Le dispositif « Paris qui sauve », en partenariat avec le SAMU de Paris, les sapeurs-pompiers de Paris, la Croix Rouge et la Protection civile, a permis de former 72 000 Parisiens. Le déploiement de défibrillateurs et la présence de personnes maîtrisant les gestes qui sauvent permettent de faire passer le taux de survie en cas d’arrêt cardiaque de 5 % à 40 %.
  • En septembre 2018, la ville de Paris a signé la Charte “Villes et territoires sans perturbateurs endocriniens” et pris une série de mesures : bannissement des produits phytosanitaires dans les parcs et jardins, objectif de 50 % de repas bio en 2020 dans la restauration collective publique, réflexions pour bannir le plastique, etc.

Ce que nous voulons encore faire

  • Chacun doit avoir la possibilité de se faire soigner facilement sans payer de dépassement d’honoraires dans son quartier. Nous lancerons un appel à projets pour la création de centres de santé de nouvelle génération dans tous les quartiers en pénurie. Nous développerons une plateforme d’appui à l’installation, à partir des dispositifs existants et en lien avec les partenaires (Agence régionale de santé, assurance maladie) pour accompagner les nouveaux médecins dans leurs démarches.
  • Nous encouragerons les médecins qui proposent du « sport d’ordonnance » en lien avec les activités proposées dans le quartier.
  • Nous organiserons dès le début de la mandature un “Grenelle de l’Hôpital public”, afin d’associer pleinement les Parisiennes et les Parisiens, les usagers, les professionnels et les élus aux réflexions sur la place de l’hôpital public à Paris et son importance dans le parcours de soin pour tous.
  • Nous poursuivrons la démarche « Paris ville sans perturbateurs endocriniens ». Nous veillerons à ce que tous les achats réalisés par la ville et ses opérateurs soient dépourvus de perturbateurs endocriniens et nous proposerons aux entreprises et aux commerces de s’engager à faire de même. L’élimination des perturbateurs endocriniens sera une condition d’attribution des subventions de la ville.

En fonction des résultats de l’évaluation de la salle de consommation à moindre risque créée en 2016 dans le 10ème arrondissement, nous étendrons le réseau des salles de consommation à moindre risque pour les usagers de drogues.

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